Message archivé :

Bon vs Mauvais ?

Ajouté par Clm le 09 décembre 2009 à 08:34
en réponse à L'insertion à l'IUP, ajouté par Association Urba+ le 08 décembre 2009 à 01:08

Bonjour,

Effectivement 1200€ semblent assez légers après 5 ans d'études. Je me pose cependant la question suivante : Existe-t-il un effet de nivellement des salaires selon l'établissement dont on est issu, pire encore, selon la formation initiale avant de faire de l'urbanisme ?

C'est là que le bât blesse... Dans les grandes écoles c'est un secret de polichinelle de dire qu'un diplômé de polytechnique ou de HEC gagnera plus dès son entrée dans le monde du travail qu'un diplômé de l'INSA Toulouse ou de l'ESC Clermont-Ferrand par exemple.

Cet effet là existe-t-il en urbanisme entre les IFU, IUP, IUL, IUG, IUAR, Sciences Po, ENPC, etc. ?

La formation initiale joue-t-elle, toutes choses égales par ailleurs (par rapport aux types de débouchés privilégiés des géographes par rapport aux ingénieurs etc.) dans le salaire d'embauche ?

Mon intuition dirait oui, mais il faut encore le prouver en faisant des enquêtes détaillées et régulières. Rares sont les instituts à jouer pleinement le jeu de l'information sur l'insertion.

De mémoire, mais de pas de manière exhaustive, le Cycle d'urbanisme de Sciences Po ou l'Institut d'urbanisme de Paris ont joué le jeu, très probablement d'autres instituts également.

N'hésitez pas à demander ces enquêtes qui sont des mines d'or pour comprendre l'insertion professionnelle des diplômés.

Je me souviens d'un entretien d'embauche où la RH m'avait dit que parceque dans mon CV il y avait marqué une grande école en cohabilitation dans un master, ils feraient un effort sur le salaire... Intox peut-être ?

Dans tous les cas, ça montre que les recruteurs arbitrent parfois avec des indicateurs très partiels (intitulés des stages, nom d'établissement affiché sur le papier...).

Au-delà de ces biais fréquents. Le fait qu'un bureau d'études propose un tel salaire est inquiétant sur :

- la rémunération des études urbaines ; cela signifie qu'ils ont du casser sévèrement leurs prix pour obtenir des marchés

- la considération des diplômés pour leur propre formation ; on accepte de tels salaires très réulièrement. C'est aussi parceque l'on n'a pas le choix hélas !

Le travail est un marché, largement imparfait, mais un marché quand-même... La période incite donc peut-être à une baisse du coût du travail...

Nos leviers pour monter nos salaires sont notre capacité à rendre attractives nos formations et candidatures, mais surtout la constitution d'une véritable profession d'urbaniste, au-delà des clivages stériles et en se battant pour l'accès à la FPT ou pour la rédaction d'une convention collective.

Si on n'est pas fort ensemble, on se fera embaucher individuellement au SMIC après 5/6 ans d'études...

Bonne journée.

[ Page précédente | Archives | Carrefour | Aide | Recherche ]

Liste des réponses à ce message




 

Fait par FGI