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APARTHEID ?

Ajouté par Billy le 13 janvier 2010 à 10:31
en réponse à 6 "jeunes" sur liste d'aptitude OPQU, ajouté par SFU Junior le 13 janvier 2010 à 10:13

QUESTION A 1000$ : Y aurait-il un rapport avec la discrimination dont font l'objet les diplômés en urbanisme pour le concours d'ingénieur territorial?

Voir l'article de Clément Marquis (Urba+) et de Baptiste Danel (délégué du CNJU) sur le site Internet de l'Institut Boivigny : http://www.boivigny.com/Les-formations-en-urbanisme-sacrifiees_a668.html

Les formations en urbanisme sacrifiées ?

Les urbanistes français sont formés majoritairement à l’université, au sein d’instituts d’urbanisme. La fonction publique territoriale constituait jusqu’à maintenant un débouché privilégié pour l’exercice de leur profession, mais la récente application d’un décret leur en interdit l’accès. Clément Marquis, urbaniste, et Baptiste Danel, géographe délégué du Collectif national des jeunes urbanistes nous expliquent pourquoi et comment dans cette tribune libre.


Clément Marquis, membre de la Société Française des Urbanistes
Clément Marquis, membre de la Société Française des Urbanistes
L’entrée en application d'un décret (n°2007-196 du 13 février 2007) barre l’accès des urbanistes au concours d’ingénieur territorial (option urbanisme), leur principal débouché dans la fonction publique. Selon le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), les formations universitaires en urbanisme ne seraient pas « scientifiques et techniques » et ne peuvent donc prétendre à ce grade.

Cette situation est née de la transposition maladroite de textes européens sur le métier d’ingénieur, amalgamant un statut de la fonction publique à un titre professionnel. Les urbanistes ne revendiquent pourtant pas le titre d’ingénieur, mais simplement que leur profession soit reconnue à part entière dans les collectivités.

Ce n’est pas facile car les urbanistes n’existent pas ou peu dans les textes. Pôle Emploi leur reconnaît une sous-catégorie d’un ensemble disparate de métiers défini en creux. Ils n’ont pas de convention collective et ne disposent que d’un maigre office de qualification qui n’a qualifié que 600 personnes en onze ans d’exercice alors que l’on peut estimer qu’il y a jusqu’à 8000 praticiens en France.

Le collectif réclame un moratoire
Baptiste Danel, délégué du collectif des jeunes urbanistes
Baptiste Danel, délégué du collectif des jeunes urbanistes
Le Collectif national des jeunes urbanistes (1), regroupement indépendant de 14 associations d'étudiants et de diplômés en urbanisme, s'est donc constitué pour mobiliser notre communauté afin de protester contre cette suppression d’un quart de nos débouchés professionnels. La situation est d’autant plus paradoxale que ces collectivités qui ne peuvent plus nous recruter font régulièrement appel à l’expertise des instituts d’urbanisme qui nous forment.

Le collectif réclame un moratoire rétablissant l’accès des urbanistes au concours d’ingénieur territorial dès 2010 et la tenue d’Etats généraux de la profession. Sa pétition a déjà recueilli plus de 4000 signatures d’enseignants-chercheurs, d’urbanistes et d’élus locaux, dont 50 parlementaires ainsi que les Présidents de l’Assemblée des communautés de France et de l’Association des Maires de France.

NB :
(1) Voir le site internet du CNJU : http://www.acces-urbanistes-fpt.fr


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