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Une remise à plat s'impose!

Ajouté par Association Urba+ le 13 janvier 2010 à 16:34
en réponse à Pathétique, ajouté par Clm le 13 janvier 2010 à 12:40

Si l'association Urba+ a salué la réalisation d'un référentiel métiers par l'OPQU (qu'elle diffuse régulièrement auprès des ses étudiants et diplômés), elle s'interroge en revanche sur le faible nombre de qualifiés issus des rangs de l'Institut d'urbanisme de Paris (IUP) : à peine 17 comptabilisés dans l'annuaire des qualifiés OPQU publié aux éditions du CERTU en 2007.

Le réseau de l'Institut d'Urbanisme de Paris revendique en effet plus de 3000 urbanistes en activité professionnelle.

Ses troisièmes cycles ont, depuis 1975, toujours privilégié un équilibre entre enseignements théoriques et mises en situations professionnelles (ateliers d'urbanisme dans le cadre d'une commande d'un maître d'ouvrage public en bonne et due forme, pilotés par un directeur d'étude généralement issu de la consultance ; stages longs);

Jusqu'à l'entrée en vigueur du décret de 2007 restreignant l'accès aux diplômés de l'université pour le concours d'ingénieur territorial, de nombreux diplômés de l'IUP se sont insérés dans les collectivités locales par l'obtention de ce même concours (les collectivités locales constituent 25% des débouchés professionnels des diplômés). Nombre d'entre eux y exercent aujourd'hui à des postes de responsabilité.

Dans ce contexte, leur éviction de ce concours, conjuguée à leur faible représentation parmi les qualifiés de l'OPQU relève de l'anomalie.

Afin de remettre à plat l'ensemble du système, l'Association Urba+, en tant que membre fondateur du Collectif National des Jeunes Urbanistes, réclame donc l'organisation d'états généraux de la profession d'urbaniste, dans la lignée des 1ères assises de l'insertion professionnelle des jeunes urbanistes qu'elle avait organisées avec la SFU en décembre 2008. Ces assises avaient d'ailleurs mis en exergue le caractère "confidentiel" de la qualification OPQU (l'enquête SFU/Urba+ restituée pour l'occasion montrait que seulement la moitié de diplômés en urbanisme des formations APERAU connaissait l'OPQU). Clôturées par le Délégué Interministériel à l'Orientation, Bernard Saint-Girons, ces assises avaient permis de dégager 4 axes de travail :
Doter la profession d'un label « Institut d'Urbanisme » dans chaque métropole française (1°), d'un code NAF INSEE (2°), d'une convention collective spécifique (3°), d'un dispositif mutualisé de formation permanente (4°).

Contact : urbaplus@yahoo.fr

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