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Réponse

Ajouté par Eric le 17 mars 2010 à 16:01
en réponse à RE, ajouté par LF le 17 mars 2010 à 13:13

Ah ah... si vous connaissiez mon parcours et "my life" vous sauriez que je n'ai pas toujours eu le choix... présentement en recherche d'emploi, je préférerais ne pas y être ;)

Malgré cela, ça ne m'empêche pas de penser qu'il y a des gens qui ont contribué et qui contribuent à dévaloriser nos formations en utilisant facilement des gens qu'on sait à peu près fiables, pour un contrat et/ou un salaire minable.

Faut arrêter de se voiler la face. Il y a des structures très sérieuses qui proposent de vrais stages sur des missions à fort enjeu - et quand je dis fort, c'est fort.
Evidemment que ces structures ne publient pas sur l'Apec leurs offres de stage... elles ont ou suffisamment de demandes, ou leur propre réseau avec les instituts d'urba.
Exemple : l'IUP et l'IFU sont liés à des structures parisiennes... l'IUG est lié à des structures grenobloises... l'IAR à des structures marseillaises... et c'est pareil pour Lyon... etc. Evidemment si l'on est dans un laster d'urba reconnu par personne, ça va pas être facile...

Mais il y a d'autres structures qui sans en avoir pleinement conscience utilisent des stagiaires par solution facile pour réduire leur coût horaire. Ces structures ne sont évidemment pas plébiscitées par les Instituts d'urba.

La raison : elles ne forment pas les stagiaires, et leur donnent soit carrément un dossier encombrant dans les bras, soit des recettes de cuisine à recopier. J'ai un pote qui a comme cela recopier des cartes de POS pour les convertir en cartes de PLU, sans véritable analyse.

Je connais la même chose dans les entreprises produisant des PDE. Actuellement le marché des PDE vire à la guerre au couteau, et est lancé dans la voie "cassage du marché" par du dumping bien senti. Je tiens à préciser que je sais de quoi je parle.

Je ne vais pas citer de noms de société, mais toutes dans cette guerre ont recours à la méthode "stagiaires". Genre dans une boîte vous pouvez avoir jusqu'à 70% de stagiaires. Vous trouvez toujours cela normal ?
Il y a un chef de projet, qui bien sûr n'a pas le temps pour encadrer... donc des recettes de cuisine ont été écrites, ou d'autres parades sont trouvées pour faire produire en masse des rapports.

On compare avec un vrai stage ? Là vous avez une ou deux missions - parce que vous n'êtes que stagiaire, pas un chargé d'études qui a de l'expérience. Ca peut être par exemple rédiger une partie d'un rapport, travailler sur l'élaboration d'un dossier de ZAC, aider un chargé d'op. Là on ne vous lâche pas dans la nature. Vous apportez vos connaissances théoriques, la boîte vous apprend comment l'ont fait dans la pratique, parce qu'une réunion pour un Scot c'est pas si évident que ça a l'air. Genre on vous suit une fois par semaine, et l'on
vous fait REFLECHIR !
Je doute assurément que le stagiaire que l'on forme comme un ouvrier pour qu'il produise dix fois la même carte type (par exemple pour étudier des potentiels) ait appris grand chose sur la mise en pratique de ses connaissances... Il saura seulement recopier la méthode X pour produire le truc Y.
Un diplôme de master, c'est pas une qualif d'ouvrier.

Pour ce qui est de la course à l'emploi, je faisais référence à ces personnes qui sont prêtes à n'importe quoi pour avoir un job, même si ce job ne leur plaît pas, même si c'est pas payé ou sous-payé. Ca passe aussi par des compétences prétendues mais non réelles : maîtrise des SIG,...

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