ATELIER 1 : L'ESTIMATION DES RISQUES ENVIRONNEMENTAUX.
Responsable : Manuel Rodriguez, Université Laval.

Indicateurs de développement durable urbain.
Par Michel Barcelo, Université de Montréal.


Les grandes villes étasuniennes ont de plus en plus tendance, dans le cadre de la planétisation, à mesurer et à publier des mesures de divers aspects de leur développement qui peuvent leur permettre de se faire valoir sur le plan international auprès d'entreprises multinationales qu'elles courtisent : diversité de leur base économique, compétence de leur main d'oeuvre, sécurité sociale et santé, effort fiscal, scolarisation et qualité des universités et centres de recherche, vie culturelle, coûts immobiliers, etc.

Le concept assez vague de "qualité de vie" fait de plus en plus partie de ces indicateurs, dont, entre autres, le développement durable. Ce dernier peut être relié à la forme urbaine, et à ce qu'on qualifie généralement d'étalement urbain, avec ses conséquences sur la pollution et le réchauffement climatique, la congestion urbaine, etc. Le mouvement "Smart Growth" dans plusieurs États des États-Unis d'Amérique (New Jersey, Maryland, par ex.) s'inscrit dans ces préoccupations et développe pragmatiquement, par essais et erreurs, des indicateurs de développement durable, qui incluent telles choses que la croissance des déplacements motorisés solo, de la taille des lots à bâtir, des ménages possédant plus de deux voitures, ou de la production per capita de déchets solides.

Pour Montréal, dans le cadre d'un projet d'Observatoire urbain de Montréal pour des ministères des gouvernements du Québec et du Canada, nous avons développé et testé un certain nombre d'indicateurs de ce genre, qui tentent de cerner un ensemble encore plus vaste de préoccupations qui peuvent s'inscrire sous les vocables de qualité de vie, de développement durable ou d'étalement urbain. La communication rendra compte des difficultés de cueillette de données appropriées.


Michel Barcelo, Montréal, 29 mars 1999

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