ATELIER 3 : LES AUDIENCES PUBLIQUES EN ENVIRONNEMENT.
Responsable : René Parenteau, Université de Montréal.
Développement durable et gouvernance urbaine : le cas de Vancouver.
Par Régis Guillaume
, Université de Toulouse.
Avec une croissance démographique qui a dépassé 14% entre 1991 et 1996, l’aire métropolitaine de Vancouver connaît une dynamique largement supérieure aux autres grandes villes canadiennes. Cette très forte progression due pour l’essentiel à un solde migratoire positif alimenté par une migration internationale (45%) et interprovinciale (35%) s’accompagne d’un étalement urbain qui cristallise un certain nombre d’enjeux.
Les problèmes d’environnement, la congestion des infrastructures routières, le manque de logements, la gestion de l’alimentation en eau, le traitement des déchets et la délicate question de la fiscalité locale sont communes à bien des métropoles américaine. Dans cette optique l’analyse des dispositifs de régulation et de gestion de l’aire urbaine de Vancouver s’inscrit parfaitement dans les débats sur la gouvernance urbaine.
Les initiatives du gouvernement de la Province, du District du Grand Vancouver et des municipalités concernées tentent d’offrir une alternative à un étalement qui constitue une menace pour le développement durable de la région. Certaines sont relativement traditionnelles et correspondent à des programmes de planification ou à la création d’institutions à vocation régionale que l’on retrouve dans les autres aires urbaines canadiennes. D’autres sont beaucoup plus originales. Ainsi la "Georgia Basin Initiative", la "Georgia Strait Alliance" ou "Community steps" développent l’idée qu’il faut associer les citoyens à ces réflexions et organiser des nouveaux rapports entre les représentants des communautés et les différents niveaux administratifs afin de s’engager définitivement dans une démarche de développement durable.
Régis Guillaume
- Journées APERAU 2000 -